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Centre James Stewart
en mathématiques,
McMaster University
Hamilton, Ontario
Kuwabara Payne McKenna
Blumberg Architects (Toronto, ON)
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Ce projet consistait à adapter Hamilton Hall, construit en 1929 et l’un des plus anciens bâtiments du campus de la McMaster University, en un centre d’excellence en mathématiques. L’objectif visé était de renforcer l’identité du Département des mathématiques et des statistiques au sein d’un campus traditionnellement reconnu pour ses programmes de médecine, et de concevoir un bâtiment qui reconnaisse la nature interactive des mathématiques et incite à la recherche et au travail d‘équipe.
À l’origine, Hamilton Hall abritait le Département des sciences. Au cours des années 1960, il a été converti en centre étudiant. James Stewart, mathématicien et ancien de l’université, a fait un don pour transformer l’intérieur du bâtiment de manière à ce qu’il réponde aux besoins des mathématiciens pour la recherche et l’enseignement. Il redonnait ainsi au bâtiment sa vocation originale – puisque les mathématiques sont reconnues comme « la science originale ».
Les concepteurs ont opté pour un intérieur hautement abstrait et moderne dans une enveloppe historique de style gothique collégial. La démolition complète de l’intérieur sombre et labyrinthique a fait apparaître la construction à poutres et poteaux en béton. Une nouvelle enveloppe isolée a été insérée pour préserver le revêtement original de pierre du mur extérieur et des oriels. On a percé les dalles de plancher pour créer un vide architectural qui unifie l’espace verticalement et horizontalement. Ce vide, articulé en verre bleu, relie visuellement les quatre étages du bâtiment. Les lanterneaux de ses extrémités est et ouest permettent à la lumière naturelle de pénétrer profondément dans les espaces intérieurs. Comme une incision visuelle, le vide est occupé par la lumière et l’espace et est perçu comme une surface et un volume tangibles, le corollaire objectif de la réception et de la transmission des idées.
Le projet a transformé un bâtiment d’apparence collégiale traditionnelle en un bâtiment où se manifeste l’esprit de collégialité. Les espaces calmes, propices à la réflexion, sont juxtaposés à des zones interactives qui conviennent bien au développement et à la diffusion de la pensée mathématique. Les bureaux des enseignants et les aires d’études sont situés au périmètre du bâtiment pour permettre aux mathématiciens de disposer des espaces tranquilles dont ils ont besoin pour poursuivre leurs recherches individuelles. Les fenêtres gothiques existantes encadrées de pierre sont le noyau autour duquel sont organisés les bureaux. Un plafond continu unifie les aires de bureau et permet aux poutres et aux dalles de béton de définir l’étendue spatiale. Des fentes horizontales vitrées devant les bureaux amènent aux couloirs la lumière provenant des ouvertures du périmètre. En opposition à l’herméticité des bureaux, les corridors publics sont surdimensionnés et meublés de tables et de bancs pour favoriser l’étude en groupes et la réflexion collective. Des tableaux d’ardoise permettant de noter des formules mathématiques, même s’ils peuvent inviter à l’inscription de graffitis moins scientifiques, sont disposés dans les espaces à bureaux et les corridors.
Le Centre James Stewart en mathématiques est le premier projet de ce genre dans une université canadienne. En plus de promouvoir l’apprentissage des mathématiques par le travail en équipes, il offre un modèle d’adaptation d’un bâtiment patrimonial en un bâtiment contemporain.
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Commentaires
du jury :
En créant un nouvel habitat pour le Département des mathématiques et des statistiques, ce projet vigoureux d’adaptation du bâtiment met l’ancienne structure en contraste avec la nouvelle. Des architectures fortement contrastées se rencontrent à certains endroits à l’intérieur du bâtiment : par exemple, lorsque chaque bureau est organisé autour de l’encadrement de pierre d’une fenêtre néo-gothique.
Brit Andresen,
(Australie)
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Ce projet « intérieur » modifie fondamentalement la nature et l’organisation de la structure existante. Il exprime ainsi l’évolution des relations pédagogiques dans ce département – parmi les étudiants et entre les enseignants et les étudiants.
Stephen Teeple, FRAIC
(Ontario)
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